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  • Situation en Syrie le 18 avril - 18/04/12

    Alors que les violences se poursuivent en Syrie, les négociations diplomatiques continuent. Le 20 mars, la Russie a annoncé qu’elle soutiendrait une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU appuyant la mission du Kofi Annan en Syrie et a appelé en outre la Syrie à accepter « immédiatement » une trêve humanitaire. Le 21 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU, dont la Chine et la Russie, a voté une déclaration de soutien au plan de paix proposé par Kofi Annan lors de son séjour à Damas, demandant au président syrien ainsi qu’à l’opposition syrienne d’« appliquer totalement et immédiatement » ce plan. Celui-ci prévoit notamment l’arrêt immédiat des violences, l’acheminement de l’aide humanitaire en Syrie et la libération des détenus.
    - Le 26 mars, la Turquie a fermé son ambassade en Syrie pour des raisons de sécurité, de même que la Norvège.
    - Le 27 mars, la Syrie a annoncé accepter le plan de paix de Kofi Annan. Cette nouvelle a cependant été accueillie avec prudence par l’opposition syrienne et par les diplomaties occidentales. Le 28 mars, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté le président syrien à mettre en œuvre ce plan « immédiatement ». Kofi Annan a également déclaré le 30 mars que le régime syrien devait appliquer ce plan « maintenant ». En dépit de l’acceptation du plan par Damas, les violences se poursuivent cependant.
    - Le 2 avril, Kofi Annan a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de fixer le 10 avril comme date butoir pour la mise en application de son plan de paix par la Syrie : les principales opérations militaires doivent cesser dans le pays, dans les 48 heures suivant le 10 avril. Le 8 avril, le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé que les forces armées syriennes se retireront des villes syriennes si l’opposition syrienne donne des « garanties écrites » sur « l’acceptation par les groupes terroristes armés de l’arrêt de toute forme de violences ». Le 11 avril, la Syrie a annoncé mettre fin à ses opérations militaires le 12 avril au matin.
    - Le 14 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2024 autorisant le déploiement d’une mission d’observateurs en Syrie afin de surveiller le fragile cessez-le-feu. Le 15 avril, six observateurs de l’ONU sont arrivés en Syrie. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 12 avril, une quarantaine de personnes ont été tuées.

  • Situation en Syrie le 19 mars - 19/03/12

    Le 1er mars, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté une résolution condamnant les « violations de plus en plus graves des droits de l’homme ». En Syrie, l’armée syrienne a repris ce même jour le quartier de Baba Amro, dans la ville de Homs, après plusieurs semaines de violences et le 4 mars, elle a bombardé les villes de Rastan et de al-Koussair.
    Le 7 mars, Kofi Annan, nommé le 23 février émissaire de la Ligue des Etats arabes et des Nations unies, est arrivé au Caire puis s’est rendu les 10 et 11 mars en Syrie où il a rencontré le président Bachar al-Assad afin de négocier un arrêt des violences, l’ouverture du pays aux missions humanitaires, la libération des prisonniers et la mise en œuvre d’un dialogue politique.
    Le 15 mars, premier anniversaire du début de la révolte, a été marqué par des manifestations en soutien au président Bachar al-Assad.
    Le 16 mars, les Etats du Golfe ont fermé leurs ambassades à Damas, afin de marquer leur opposition à la répression menée dans le pays.

  • Situation en Syrie le 27 février - 27/02/12

    Alors que les violences se poursuivent, notamment à Homs depuis le 4 février, le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, chef de la mission d’observation de la Ligue arabe, a démissionné le 12 février. Ce même jour, les ministres des Affaires étrangères arabes se sont réunis au Caire afin de décider de nouvelles mesures pour mettre fin à la répression en Syrie, et afin de décider de la reprise de la mission d’observateurs en Syrie, malgré la démission du général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi. Dans un projet de résolution, la ligue arabe a appelé l’ONU à envoyer des casques bleus en Syrie, à la suspension de la coopération diplomatique avec Damas et à l’ouverture de « canaux de communication avec l’opposition syrienne ». Le 13 février, un responsable syrien a annoncé que la Syrie refusait les propositions de la Ligue arabe tandis que les violences se poursuivent à Homs. Ce même jour, Navi Pillay, haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a estimé que des crimes contre l’humanité ont « vraisemblablement » été commis depuis mars 2011, début de la répression.
    - Le 15 février, la Syrie a annoncé qu’un projet de constitution sera soumis à référendum le 26 février. Ce texte prévoit que « le système politique sera fondé sur le principe du pluralisme politique et le pouvoir sera exercé démocratiquement à travers des élections ». En outre, le parti Baas, qui selon la constitution adoptée en 1973, était « le dirigeant de l’Etat et de la société », n’aura plus ce monopole sur la vie politique syrienne dans la nouvelle constitution.
    - Le 16 février, les forces syriennes ont poursuivi leurs bombardements sur Homs et se sont également déployées à Deraa. Ce même jour, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution condamnant la violence (137 voix pour, 12 contre dont la Russie et la Chine, 17 abstentions). Cette résolution exige la fin de la violence et apporte son soutien à la Ligue arabe dans ses efforts pour assurer une transition démocratique.
    - Le 24 février s’est ouverte une conférence internationale à Tunis, organisée par la Ligue arabe, à laquelle ont participé les Etats de la ligue arabe, de l’Union européenne, de l’Organisation de la conférence islamique, les Etats-Unis, l’Inde et le Brésil, ainsi que le Conseil national syrien. A l’issue de la conférence, les Etats participants ont appelé à l’arrêt des violences et à des sanctions contre le régime syrien. Ils reconnaissent également le Conseil national syrien comme « un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique ».
    - Le 26 février, comme annoncé par le gouvernement syrien, un référendum a été organisé concernant l’adoption d’une nouvelle constitution. Selon les résultats officiels, la participation a été de 57,4% et le oui a obtenu 89,4% des suffrages.

  • Situation en Syrie le 9 février - 09/02/12

    - Le 16 janvier, Damas a refusé la proposition du Qatar d’envoyer une force militaire arabe en Syrie, estimant que cette proposition serait de nature à « amplifier la crise » et que « le peuple syrien refuse toute intervention étrangère sous n’importe quelle appellation ».
    - Le 19 janvier, le chef des observateurs arabes, le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a remis un rapport de la mission arabe, dans lequel il est demandé que la mission soit prolongée. De son côté, l’Arabie saoudite a annoncé le 22 janvier le retrait de ses observateurs de la mission de la Ligue arabe, en raison du non respect par Damas des clauses proposées par la Ligue arabe. Dans ce contexte, la Ligue arabe a adopté ce même jour une nouvelle « feuille de route », appelant le président Bachar al-Assad à déléguer « des prérogatives au vice-président pour traiter avec un gouvernement d’union nationale », qui doit être « formé dans les deux mois ». Cette nouvelle initiative a été soumise au Conseil de sécurité de l’ONU pour ratification.
    - Le 23 janvier, l’Europe a adopté de nouvelles sanctions contre la Syrie, visant des membres de l’administration et des organisations syriennes, par le gel d’avoirs et l’interdiction de visa en Europe. Le 27 janvier, l’Europe et les Etats arabes ont proposé un projet de résolution devant le Conseil de sécurité de l’ONU, basé sur la nouvelle « feuille de route » de la Ligue arabe. La Russie pour sa part a annoncé ne soutenir aucune résolution qui appellerait au départ du président Bachar al-Assad.
    Dans le même temps, la répression s’est poursuivie en Syrie, notamment à Hama et à Homs.
    Dans ce contexte de violence, et en raison de celles-ci, la Ligue arabe a décidé de suspendre la mission d’observation en Syrie le 28 janvier. Le 29 janvier, les violences se sont poursuivies à l’est de Damas, l’armée syrienne ayant entrepris de reprendre ce secteur, passé sous le contrôle des opposants.
    - Au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est tenue le 31 janvier, plusieurs intervenants ont demandé l’implication du Conseil de sécurité dans la crise syrienne, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi et le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad Ben Jassem al-Thani. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé ainsi que le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague ont également formulé la même demande, et ont appelé à l’adoption d’une résolution dénonçant la répression et appelant la Syrie à un régime de transition. La Russie a indiqué le 1er février que ce projet de résolution ne pouvait être accepté en l’état, en raison du manque d’« une clause claire écartant la possibilité que cette résolution puisse être utilisée pour justifier une intervention militaire dans les affaires intérieures de la Syrie ». Le 2 février, un nouveau projet de résolution a été préparé, reprenant les termes de la proposition de la Ligue arabe du 22 janvier et acceptant de faire des concessions à la Russie : le transfert du pouvoir du président à son vice-président n’est notamment plus mentionné.
    En Syrie, alors que la ville de Hama commémore les massacres de février 1982 au cours desquels l’armée syrienne avait réprimé une insurrection des Frères musulmans, les tensions se poursuivent.
    - Le 4 février, à la suite de nombreuses tractations avec la Russie et avec la Chine concernant le nouveau projet de résolution, ces deux Etats ont à nouveau opposé leur veto au nouveau texte. Le 6 février, les Etats-Unis ont fermé leur ambassade à Damas « compte tenu de la poursuite de la violence et de la détérioration des conditions de sécurité ». L’Italie, la Grande-Bretagne et la France ont pour leur part rappelé leurs ambassadeurs « pour consultations », suivis par l’Espagne et les Pays-Bas.
    - Le 7 février, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est rendu en Syrie et s’est entretenu avec le président Bachar al-Assad. Au cours de cette rencontre, le président syrien aurait accepté la fin des violences et aurait dit qu’il annoncerait prochainement un referendum sur la nouvelle constitution.
    - Le 8 février, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a annoncé la décision prise par Ligue arabe de renvoyer une mission d’observateurs en Syrie.

  • Situation en Syrie le 15 janvier - 15/01/12

    Le 11 janvier, le grand reporteur de France 2, Gilles Jacquier, est mort à Homs, alors qu’il était en reportage. Sa disparition intervient alors que le contexte est extrêmement tendu en Syrie. La mission d’observation de la Ligue des Etats arabes est notamment très contestée, et deux de ses membres ont démissionné le 12 janvier, un Algérien et un Soudanais.
    Le 13 janvier, les responsables des groupes de l’opposition syrienne se sont rencontrés (CNS et ASL).
    Le 14 janvier, l’émir du Qatar cheikh Hamad Ben Khalifa al-Thani, a proposé d’envoyer en Syrie une force militaire arabe, et le 15 janvier, la Ligue des Etats arabes a annoncé étudier cette proposition. Ce même jour, une « amnistie générale pour les crimes commis pendant les événements » a été promulguée par le président Bachar al-Assad, mais cette annonce n’a pas été jugée « crédible », notamment par les Frères musulmans.

  • Situation en Syrie le 9 janvier - 09/01/12

    Le 27 décembre, les observateurs arabes sont arrivés en Syrie, en mission d’observation. La mission est dirigée par le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi. Les observateurs se sont rendus dans les villes de Homs le 27 décembre, de Douma le 29 décembre, de Idleb, Hama et Deraa le 30 décembre. Cette mission est cependant contestée, par un organisme de la Ligue des Etats arabes (LEA) reprochant le 1er janvier que malgré la présence des observateurs, les violences se poursuivent ; par le chef de l’Armée syrienne libre appelant le 5 janvier la LEA à reconnaître « l’échec » de la mission. Dans ce contexte, un attentat perpétré le 6 janvier à Damas a fait environ 30 morts et 60 blessés.
    Le 8 janvier, la LEA a décidé de la poursuite de la mission d’observation en Syrie sans demander le renfort de l’ONU même si plusieurs, notamment l’opposition syrienne, appellent l’ONU à se saisir du dossier. La LEA condamne cependant la Syrie pour ne pas avoir appliqué le plan de paix proposé par la ligue.

  • Situation en Syrie le 20 décembre - 20/12/11

    Le 15 décembre, la Russie a proposé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la violence en Syrie, tandis que la contestation se poursuit dans le pays.
    Le 17 décembre, la Ligue des Etats arabes a indiqué, à la suite de la proposition russe, qu’elle souhaitait également saisir le Conseil de sécurité. Une réunion est prévue le 21 décembre afin de « discuter de cette question ».
    Le 19 décembre, la Syrie a accepté qu’une délégation d’observateurs arabes se rende en Syrie, selon le plan proposé par la LEA. Cette délégation doit arriver en Syrie dans les jours à venir.

  • Départ des dernières troupes américaines d’Irak le 18 décembre - 19/12/11

    Le 18 décembre, les dernières troupes américaines ont quitté l’Irak, après neuf ans de présence, suite à leur intervention en mars 2003. Les 900 000 membres des forces irakiennes ont dorénavant pour tâche d’assurer la sécurité du pays.

  • Situation au Yémen le 7 décembre - 07/12/11

    Selon l’accord sur le transfert pacifique du pouvoir élaboré par les monarchies du Golfe et signé le 23 novembre 2011 à Ryad, le président yéménite Ali Adballah Saleh doit quitter le pouvoir fin février en échange de l’immunité. Pour la période intérimaire précédent le départ du président Ali Adballah Saleh, le chef de l’opposition Mohamed Basindawa a été chargé le 27 novembre de mettre en place un gouvernement d’entente nationale, qui a été formé le 7 décembre.

  • Deuxième tour des élections législatives en Egypte les 5 et 6 décembre - 05/12/11

    - A la suite du premier tour des législatives des 28 et 29 novembre, les islamistes ont officiellement remporté les élections avec 65% des voix (36,62% pour les Frères musulmans et 24,36% pour les salafistes, 4,27% pour la liste du Wassat) ; le Bloc égyptien a obtenu 13,35% des voix ; les libéraux 29,39% des voix.
    - Le deuxième tour qui se déroule les 5 et 6 décembre concerne, comme le premier tour, un tiers des gouvernorats d’Egypte, dont les deux villes du Caire et d’Alexandrie.

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